Gérald Darmanin a une nouvelle fois justifié la hausse des taxes sur les carburants ce vendredi 3 août sur RTL. Pour le ministre de l’Action et des Comptes publics, «c’est une façon d’inciter les gens à changer leur mode de transport».

Les prix des carburants vendus dans les stations-service ont fortement augmenté depuis le début de l’année. Ces tarifs ont varié en fonction des cours du brut mais aussi du taux de change euro-dollar. Ils ont également augmenté à cause d’un alourdissement des taxes : celles-ci sont passées à 7,6 centimes par litre sur le gazole et de 3,84 centimes sur les essences au 1er janvier 2018.

Une hausse justifiée selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin : «Le prix du carbone c’est une façon d’inciter les gens à changer leur mode de transport», a-t-il expliqué sur RTL. «Le carbone et notamment le diesel – avec ses particules fines en plus – font des cancers, de l’asthme et provoque des dizaines de milliers de décès chaque année», a ajouté le ministre.

«Aller vers une économie décarbonnée»

«C’est normal de pouvoir aller vers un autre système et une économie décarbonée», a également expliqué le ministre, notant qu’il n’y avait pas de «planète B». Une nouvelle hausse des taxes sur les carburants est prévue pour le 1er janvier 2019, afin de faire converger la fiscalité entre l’essence et le diesel.

Le ministre a salué par ailleurs la «très grande réussite» de la prime à la conversion surtout chez «les classes moyennes». «Aujourd’hui, il y a plus de voitures vendues non diesel que diesel, c’est un changement de consommation énorme en un an».

La prime à la conversion qui vise à encourager les automobilistes à échanger leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres a séduit 90.000 personnes en six mois, selon des chiffres transmis début juillet par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

Instauré depuis le 1er janvier, ce dispositif prévoit le versement d’une prime de 1.000 euros (2.000 euros pour les ménages non imposables) pour la mise au rebut des véhicules diesel d’avant 2001 (et d’avant 2006 pour les ménages non imposables) et des véhicules essence d’avant 1997. La prime est portée à 2.500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique neuf.

Source : Boursorama

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