Selon « Nice-Matin », le préfet des Alpes-Maritimes compte réguler la vitesse sur un tronçon de cette autoroute du sud de la France, et ce dès le 1er octobre.

Certains automobilistes risquent de râler, mais tant pis, le préfet des Alpes-Maritimes assume. Selon les informations rapportées par Nice-Matin mardi, une partie de l’autoroute A8 verra bientôt sa vitesse limitée à 90 km/h, au lieu de 110 km/h aujourd’hui. Le tronçon concerné ira d’Antibes à Nice Saint-Isidore. La mesure devrait entrer en vigueur dès le 1er octobre prochain, précise le quotidien régional, et est la conséquence d’un premier plan tombé à l’eau.

« Dans un courrier du 26 juillet dernier, le préfet des Alpes-Maritimes m’indique qu’il avait envisagé de mettre en place un dispositif de régulation dynamique [panneaux lumineux pilotés à distance] de la limitation de vitesse aux heures d’affluence », détaille le président du département, Charles-Ange Ginésy, dans un communiqué cité par Nice-Matin . Ce dispositif devait permettre de fluidifier un trafic très congestionné sur l’autoroute A8 entre Antibes et Saint-Isidore. Et il devait par ailleurs « être pris en charge financièrement par la société autoroutière Escota », indique Charles Ange Ginésy.

La hausse du péage au cœur de la polémique

Mais le concessionnaire a refusé de financer le dispositif, car il souhaitait en contrepartie une hausse du péage, rapporte le quotidien régional. Aussi, « le préfet a donc décidé de prendre un arrêté pour limiter la vitesse à 90 km/h sur la totalité du linéaire entre Antibes et Saint-Isidore à compter du 1er octobre prochain », détaille Charles-Ange Ginésy. Dans son communiqué, le président du département des Alpes-Maritimes demande à l’État d’intervenir dans le dossier et de faire pression sur la société Escota afin que celle-ci accepte le dispositif du préfet et rassemble le matériel qui permettra une régulation de la vitesse aux heures de pointe.

Une pression nécessaire, selon Charles-Ange Ginésy, qui met en garde l’exécutif : « Si la circulation venait à être effectivement limitée à 90 km/h, je n’accepterai pas que l’État renonce à imposer à la société Escota la gratuité de l’autoroute pour les usagers » sur le tronçon concerné. Il reste donc un peu moins de deux mois à l’État pour intervenir.

Source : Le Point

Suivant ➜

Être certain de voir nos publications


Facebook réduit considérablement la visibilité des pages à ses membres. Si vous souhaitez voir nos publications, rendez vous sur la page Et cliquez sur "Voir en premier"

Commentaires

commentaires