Le chef de l’Etat a proposé ce jeudi matin une vaste loi visant à fusionner des aides sociales pour créer un « revenu universel d’activité ». Elle devrait voir le jour en 2020.

Voilà des semaines qu’elle était dans les cartons. Ce jeudi matin, lors de la présentation du Plan pauvreté, Emmanuel Macron a annoncé une « loi en 2020 » visant à créer « un revenu universel d’activité ».

L’objectif de ce chantier : fusionner plusieurs aides sociales – comme le RSA, l’aide personnalisée au logement (APL), la prime d’activité ou encore l’allocation adulte handicapé (AAH) par exemple – pour « garantir un seuil minimal de dignité » à tous.

Pour Stanislas Guérini, député LREM membre de la Commission des Finances, « il faut sortir du maquis des aides sociales » et du fait qu’actuellement, « 30 % des gens qui devraient toucher le RSA ne le perçoivent pas car le système est trop compliqué ».

Pour lui, ce « revenu » permettra aussi de lisser les « plafonds » qui font que, d’une situation à l’autre, un allocataire ne peut plus toucher une aide : « Avec une seule aide qui regroupera l’ensemble, les bénéficiaires auront davantage de visibilité et pourront faire plus facilement le calcul pour savoir si, en cas de retour à l’emploi, ils gagneront mieux leur vie. »

De nombreux Français, perdus dans la complexité des aides sociales, bénéficieront certainement de ce système. Mais il y aura aussi forcément des perdants… « Pour moi, cette réforme n’a pas pour but de réaliser des économies, poursuit le député LREM sans pouvoir chiffrer la mesure.

L’idée n’est pas de réduire le montant des aides. » Selon lui, le « revenu universel d’activité » ne serait pas inclus dans les 8 milliards d’euros prévus dans le Plan pauvreté.

Il n’y a « aucune intention cachée de remettre en cause certains droits », notamment « les aides monétaires (qui) augmenteront encore », a d’ailleurs confirmé la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

« Nous ne sommes pas du tout dans le revenu universel proposé par Benoît Hamon »

Attention toutefois. Si la majorité estime que les perdants ne seront pas légion, les bénéficiaires de cette aide sociale nouvelle génération devront montrer patte blanche. « Il ne s’agit pas d’un revenu sans contrepartie, précise Stanislas Guérini. Nous ne sommes pas du tout dans le revenu universel proposé par Benoît Hamon lors de la campagne présidentielle.

Là, il y aura une logique de contractualisation. L’allocataire recevra son revenu universel d’activité en contrepartie d’une formation ou d’une démarche active de retour à l’emploi. » Le chef de l’Etat a en effet précisé ce jeudi que ce revenu serait soumis à « des droits et des devoirs supplémentaires ».

La loi, qui devrait donc voir le jour en 2020, fera l’objet d’une vaste concertation. « Les contours ne sont pas encore définis concrètement, précise Stanislas Guérini. Il y aura du temps pour les discussions. »

Source : Le Parisien

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