Apparu en France en 2015, le virus tropical Usutu touche plusieurs espèces d’oiseaux et notamment les merles noirs. L’Ile-de-France est particulièrement concernée.

Le constat est préoccupant. Le réseau Sagir, de l’office national de la chasse et de la faune sauvage, alerte sur le virus Usutu qui ne cesserait de progresser en Ile-de-France et notamment à Paris et dans les Yvelines, rapporte Le Journal du Dimanche.

Apparu en France en 2015, dans le Haut-Rhin, ledit virus qui touche aujourd’hui 27 département dans l’Hexagone, menace plusieurs espèces d’oiseaux et notamment les merles noirs, ainsi que les rouges-gorges, les chouettes ou les grives qui voient peu à peu leurs populations diminuer en région parisienne.

La population des merles en baisse de 15%, selon une étude néerlandaise

D’autant que « cette année, la circulation du virus Usutu est extrêmement active », souligne auprès du JDD Anouk Decors, responsable scientifique du réseau de surveillance épidémiologique des animaux sauvages en France.

Comme le précise l’ONFC, « le virus Usutu est entretenu et amplifié dans la nature selon un cycle enzootique impliquant les oiseaux et les moustiques du genre Culex. Dans l’avifaune, il peut être responsable de mortalités importantes chez les oiseaux sauvages et captifs ».

Chez les merles, l’infection au virus se traduit par des troubles nerveux et une mort rapide. On observe chez les espèces touchées une augmentation du volume du foie, de la rate et des reins. Dans l’attente d’une étude cet hiver en France, de premières recherches aux Pays-Bas ont abouti à la conclusion que le virus était à l’origine d’une baisse de 15% des populations de merles.

Un cas recensé en France en 2016

Usutu se propage grâce aux moustiques, son pic épizootique est donc l’été. S’il peut être transmis à l’homme par une piqûre, il est rare que ce dernier présente des symptômes. Certains peuvent toutefois faire de la fièvre et développer une éruption cutanée, explique le JDD.

En France, un seul cas a été recensé. En 2016, un homme âgé de 39 ans a souffert d’une paralysie faciale à la moitié du visage. Les symptômes ont disparu quelques semaines plus tard sans laisser de trace.

Les autorités se montrent néanmoins rassurantes et affirment que le virus ne représente pas une menace pour l’homme. Pour ce qui est des oiseaux, les scientifiques gardent un oeil sur sa progression pour s’assurer que « le niveau de mortalité reste supportable ».

Source : BFM

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