La priorité affichée du gouvernement en cette rentrée porte sur la loi Pacte. Elle doit notamment permettre une transformation des entreprises.

Un engagement à mettre en regard de l’impact du CAC 40, le Basic (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne) et l’Observatoire des multinationales ont dressé « le vrai bilan » des plus grandes entreprises françaises : 1 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 5 millions de salariés, 47 milliards d’euros de dividendes…

Le Basic (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne) et de l’Observatoire des multinationales ont publiée fin juin (1) sur le CAC40.

Ils ont évalué qu’en moyenne, le coût net des entreprises qui le compose s’élève à 300 millions d’euros pour la collectivité. « C’est bien plus que ce qu’elle ne rapporte en impôts chaque année », estiment les auteurs.

Ils ont notamment passé au crible cinq entreprises – EDF, Michelin, Renault, Sanofi et Total – et calculé les dépenses indirectes générées par leurs activités et supportées par la collectivité publique concernant le changement climatique, la pollution de l’air, la précarité de l’emploi et le soutien à la création d’emploi et la compétitivité. Ces « coûts cachés » varient de 165 à 460 millions d’euros.

Le plus mauvais élève est Total en raison notamment de son impact sur le changement climatique dû à la combustion du carburant.

Michelin est, quant à lui, épinglé pour son impact néfaste sur la pollution de l’air en raison de l’usage des véhicules équipés avec les pneus du célèbre Bibendum.

60 % des bénéfices reversés sous forme de dividende

Les deux ONG pointent aussi du doigt liés écarts de salaires. Ils estiment ainsi qu’il faut 251 ans à un salarié du groupe Carrefour pour gagner autant que le patron du groupe en un an. Et 508 pour les agriculteurs qui travaillent avec le géant de la distribution.

Le manque de partage des richesses concerne également les dividendes. Alors qu’ils représentaient 10 % des bénéfices dans les années 70, ils pèsent désormais 60 %. Sur 100 euros de bénéfices, ce sont ainsi 67,4 euros qui sont versés aux actionnaires sous forme de dividendes, 27,3 euros qui sont réinvestis dans l’entreprise et seulement 5,3 euros qui reviennent aux salariés sous forme de primes.

« On a l’impression que le débat est tronqué, on ne retient que l’angle selon lequel les entreprises sont entravées et qu’il faut les alléger. Mais on devrait regarder en vis-à-vis les coûts cachés qui reposent sur la collectivité », dénoncent les auteurs.

(1) Voir l’étude

Source : Novethic

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