Le géant français de la distribution est en train de réaliser en un des plus importants plans de suppressions d’emploi dans l’Hexagone pour 2018.

Carrefour a notifié 1274 licenciements en début de semaine, a indiqué le syndicat CGT. Le chiffre a été dévoilé par l’enseigne dans le cadre d’une procédure que la CGT avait intentée en référé pour demander la suspension du PSE, a précisé le syndicat.

« Un peu moins de 1300 licenciements économiques ont été effectivement notifiés cette semaine », a confirmé la direction de l’enseigne. Parmi les personnes ainsi avisées formellement, « une centaine » ont déjà trouvé un « reclassement externe anticipé », a ajouté la direction. Il ne s’agit pas d’emplois en CDD ou CDI mais principalement via des entrées en formation, a précisé la CGT.

Une audience visant à annuler le PSE en octobre 2018

Quant aux autres salariés licenciés, elles vont s’inscrire, selon leur situation, dans un congé de reclassement de 18 à 36 mois, a souligné la direction, pendant lequel elles percevront 75% de leur rémunération. Elles bénéficieront aussi d’un « accompagnement personnalisé pour retrouver un emploi à l’externe ».

Pour la CGT, Carrefour s’est empressé de licencier les salariés pour « éviter de plaider » le dossier devant le tribunal administratif de Caen en référé. Une audience au fond – pour demander l’annulation du PSE – est programmée en octobre.

Les syndicats critiquent les reclassements proposés à 1756 salariés

En annonçant en janvier 2018 la fermeture ou la cession de 273 magasins de proximité (ex-Dia), le Pdg de Carrefour, Alexandre Bompard, avait promis de reclasser en interne « au moins » la moitié des 2100 salariés concernés. « Une annonce destinée à rassurer les pouvoirs publics et l’opinion », cingle dans sa lettre interne la CFDT, non signataire de l’accord sur le PSE, comme la CGT, les deux syndicats ayant mis en doute dès l’origine cette ambition de Carrefour.

Les propositions de reclassement interne faites cet été à 1756 salariés des 243 magasins de proximité fermés (30 autres ont été cédés) ont été critiquées par tous les syndicats, FO fustigeant aussi des offres « pas au niveau des attentes ».

Selon la direction, 350 reclassements dans d’autres sociétés du groupe sont effectives ou en cours. Selon la CGT, 48 seulement sont définitifs, 126 autres étant en « période d’adaptation ». Soit 174 candidatures « validées », compte la CFDT, pour qui « il y a malheureusement fort à parier que ce plan social ne soit globalement qu’un vaste gâchis humain et économique ».

Source : BFM

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