Nous avons pour habitude de qualifier les régimes occidentaux de « démocratiques », considérant que le choix de nos dirigeants garantit la souveraineté du peuple. Le désaveu croissant de la population pour la classe politique dans ces pays semble cependant montrer les limites d’un tel système.

Vous êtes-vous déjà demandé …

• Pourquoi comme 70% à 80% des Français votre candidat ne gagnait jamais l’élection ?
• Pourquoi des groupes politiques qui sont en minorité dans le pays ont la majorité absolue à l’Assemblée nationale pendant 5 ans et peuvent donc à leur guise modifier les lois au mépris de l’opinion majoritaire ?
• Pourquoi d’autres groupes qui font entre 5 et 25% des voix ont souvent à peine quelques députés voire aucun !
• Pourquoi le pays semble bloqué, dans l’incapacité de faire évoluer harmonieusement et dans un consensus majoritaire les lois et les règles de vie communes ?

Le principe de représentation

• Nous n’avons pas la possibilité matérielle de diriger nos communes, nos régions, notre pays individuellement en tant que citoyens.
• Donc nous déléguons cette tâche à des élus qui deviennent nos représentants dans la gestion des affaires communes.
• La démocratie c’est un système politique qui prétend que le peuple dirige.
• Il faut donc idéalement que nos représentants représentent réellement toutes les sensibilités, tous les territoires et à parts égales : Un citoyen, une voix, un territoire une voix. Tout système qui ferait disparaître de la représentation (les élus) des groupes significatifs ou des territoires significatifs serait un détournement de l’idée de la démocratie. C’est malheureusement exactement ce que nous vivons en France.

La problématique du second tour de nos institutions actuelles

• L’introduction d’un second tour est historiquement intervenue pour départager des candidats qui ne sont pas majoritaires au premier tour lorsqu’on ne souhaite élire qu’un seul candidat (« le/la Président(e) »).
• Le second tour est donc une méthode pour désigner un seul vainqueur.
• En revanche, seul le premier tour permet de vraiment connaître la représentativité des candidats. Beaucoup d’électeurs l’ont à ce point intégré qu’ils affirment voter « pour » au premier tour et « contre » au second. Un candidat qui a capitalisé 30% des votes au premier tour et qui a capitalisé 51% des votes au second tour (lorsqu’on vous a retiré votre candidat du premier tour) n’a donc en réalité que 30% de représentativité. Tous ceux qui disent le contraire sont aux affaires ou soutiennent ceux qui y sont, ont bénéficié de ce système de confiscation de la démocratie pour obtenir leur siège au dépend des autres et se satisfont très bien de la situation.
• Lorsque ce type de vote majoritaire est utilisé pour constituer une assemblée (ce pour quoi il n’a pas été conçu), il conduit à des assemblées non représentatives et l’histoire contemporaine des modes de scrutin en France va dans cette direction depuis au moins 50 ans. Il est même sans doute imprimé dans le logiciel de la 5ème république, bien que les modes de scrutin ne soient pas inscrits dans la constitution mais qu’ils soient définis par décrets.
• On peut accorder à ce type de scrutin un seul mérite lorsqu’on l’utilise pour définir une assemblée : Celui de garantir qu’un territoire aura un représentant.

Que dit la Constitution

• L’article 3 de la constitution de la 5ème République (en vigueur actuellement) dispose que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».
• La constitution nous apprend donc que comme nous ne pouvons pas tous passer nos journées à l’Elysée et à l’Assemblée nationale ou au Sénat, ceux qui y siègent devraient nous « représenter ».
• En gros, ces assemblées devraient avoir les mêmes opinions que le peuple.
• Si par exemple, 50% des Français sont plutôt à gauche et 50% plutôt à droite on imagine bien qu’une assemblée représentative reflèterait les mêmes chiffres et il en va de même avec les grand mouvements politiques. Chacun devrait avoir les mêmes proportions : Si 10% des Français soutiennent les idées d’un parti, on devrait retrouver 10% des députés de ce même parti à l’Assemblée nationale. Or … Il n’en est rien, et il faut le niveau CM2 en mathématiques pour s’en rendre compte.

Que disent les chiffres au sujet de la représentativité du Président

• En 2017, en France, nous étions …
• 67 Millions d’habitants.
• 47 Millions d’électeurs inscrits.
• Sur les 36 Millions d’électeurs dont les votes ont été comptabilisés, 8,5 ont voté pour le Président actuel au premier tour, définissant sa représentativité.
• Donc 1 Français sur 8 a déterminé l’identité du Président Français au premier tour.
• Pour être parfaitement honnête dans la démonstration, si on exclut les Français ne disposant pas de carte d’électeur, cette proportion est de 8656246/47568693, soit 18,2%, soit environ 1 électeur sur 5 ou 6 au premier tour. Et au second tour qui n’a qu’une valeur relative avec un résultat très élevé pour le président, principalement dû au statut particulier de la candidate opposée, on obtient 20743128/47568693, soit 43,6% des électeurs soit environ 4 électeurs sur 10.
• En soit, le président est désigné et personne ne conteste qu’il ait gagné cette élection. Les choses sont en revanche très différentes pour l’Assemblée nationale.

Que disent les chiffres au sujet de la représentativité des députés ?

• En 2017, en France, nous étions …
• 67 Millions d’habitants.
• 47 Millions d’électeurs inscrits.
• Sur les 22 Millions dont les votes ont été comptabilisés, 7 Millions ont voté pour les candidats du Président actuel et de ses alliés du mouvement démocrate au premier tour.
• Pour finir, le groupe de la majorité présidentielle obtient 350 députés pour 7 millions d’électeurs au premier tour. Les autres obtiennent donc 577 – 350 = 227 députés pour 15 Millions d’électeurs au premier tour.
• Donc 1 Français sur 9 a déterminé l’identité des représentants qui « font la loi » au sens propre et au sens figuré à l’Assemblée Nationale.
• Pour reprendre une démonstration sans bavure et en excluant les Français n’ayant pas de carte d’électeur, 7323496 électeurs sur 47570988 ont voté pour la République en Marche ou le MoDem, soit 15,4% soit un électeur sur 6 ou 7. Et au second tour, 8926901 électeurs sur 47293103 ont désigné les 350 députés qui ont la majorité absolue (La République en Marche et MoDem) soit 18,9% des électeurs soit environ 1 électeur sur 5.
• Au premier tour : 1 électeur sur 6 ou 7 a désigné les candidats du président (1 Français sur 9).
• Au second tour : 1 électeur sur 5 a désigné les hommes et les femmes en France qui définissent les lois (1 Français sur 8).

Ce système vous convient-il ?

• Si les jours de vote vous allez à la pêche ou que vous estimez que le plus important c’est d’avoir des élus qui peuvent faire ce qu’ils veulent sans être contestés parce qu’ils auront la majorité absolue alors qu’ils sont minoritaires en opinion dans votre ville, votre département, votre région, votre pays, en Europe, alors ce projet n’est pas pour vous.

Le Holdup Français est un projet de film. Ce film décrypte la situation actuelle, celle d’un holdup de la démocratie et explore les voies d’un futur plus démocratique.

Le mot du porteur de projet

«Je ne supporte plus cette situation qui consiste à organiser des élections comme on organiserait des matches de football ou les Seigneurs auraient droit à un ballon, là où les autres devraient se contenter de courir pieds nus à l’occasion de matchs truqués où on a confisqué le ballon.

Vous aussi vous ne supportez plus cette situation ? Rejoignez le film !

Je couve ce projet depuis une dizaine d’année et la recomposition de la vie politique française depuis 2017 est l’occasion de lancer un cri d’alerte sur ce que notre démocratie est devenue : Un Holdup démocratique. J’ai réuni un comité d’appui technique et de conseil au film comprenant réalisateurs de documentaires, journalistes et hommes de loi. Je lance ce projet par une campagne de financement participative.

La démocratie est un bien commun dont nous ne réalisons pas à quel point il est précieux et en péril. Dans son œuvre « De la démocratie en Amérique » publiée en 1835, Tocqueville, même si son discours est faible voire inexistant sur la question sociale, questionnait déjà les dérives possibles de la démocratie et évoquait déjà la tyrannie de la majorité. Sauf qu’aujourd’hui cette majorité est celle d’une minorité.»

Cliquez-ici pour en savoir davantage et pour soutenir ce projet

Source : Le Holdup Français

Suivant ➜

Être certain de voir nos publications


Facebook réduit considérablement la visibilité des pages à ses membres. Si vous souhaitez voir nos publications, rendez vous sur la page Et cliquez sur "Voir en premier"

Commentaires

commentaires