Dès le début, l’euro fut une monnaie allemande. Un Mark rebaptisé en somme. C’était la condition pour que la République fédérale acceptât d’y participer.

Extrait du documentaire «Le roman de l’euro» diffusé sur France 2 le 15 mai 2014

 
En effet, on échoua platement à confisquer le Deutschemark. Au contraire et dès le début, l’euro fut une monnaie allemande. Un Mark rebaptisé en somme. C’était la condition pour que la République fédérale acceptât d’y participer.

Encore fallait-il que l’euro fût une monnaie forte et stable, une monnaie de vieux épargnants soucieux de préserver leur capital-retraite. En réalité, les principes fondateurs de l’euro sont précisément ceux qui permettent la meilleure prise en compte du grand problème allemand: le problème démographique. On n’imagine pas à quel point les choix économiques de ce pays – qu’il impose à tous ceux qui partagent la même devise – sont déterminés par les contraintes nées de la dépopulation.

  • L’obsession pour le désendettement ?
    C’est pour s’assurer que l’épargne investie dans les dettes publiques ne soit jamais amputée par un défaut.
  • L’obsession pour la rigueur budgétaire ?
    C’est pour garantir que la dette demeure soutenable même si la population active décroît.
  • L’utilisation par l’Allemagne de l’euro pour engranger des excédents commerciaux gigantesques au détriment de ses partenaires ?
    C’est de la thésaurisation pour payer les retraites allemandes de demain. Et tout à l’avenant.


Marie-France Garaud invitée de l’émission «Ce soir où jamais» diffusée sur France 3 en 2010

Source : Le Figaro

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